L’intelligence collective ou comment passer du « je » au « nous »?

Le terme d’intelligence collective est de plus en plus utilisé ces dernières années. Mais au fond, d’où vient-il et que signifie-t-il ?

En 1994, Pierre Lévy, penseur français de la révolution numérique, publiait un ouvrage portant le titre d’intelligence collective. Pour lui, ce concept est la « seule utopie à s’opposer aux malheurs contemporains».

On voit d’emblée qu’il s’agit d’une finalité, un idéal à atteindre, qui repose sur des valeurs de partage, de confiance, d’apprentissage, d’évolution…

Mais l’intelligence collective, c’est aussi une capacité à élaborer de nouvelles organisations pour résoudre des problèmes complexes.

En effet, les enjeux du monde contemporain soumis à de nombreuses crises (économiques, sociales, culturelles, communicationnelles…) supposent d’inventer des ressources d’une part, mais aussi de pouvoir faire preuve de souplesse comportementale.

Dans toute société ou structure, qu’elle soit privée ou publique, quel que soit son organigramme et sa culture, l’intelligence collective peut se déployer.

Si chaque système possède des qualités propres, nous savons aussi que « un tout est plus que la somme de ses parties » (concept de totalité). Ainsi, dans une approche relationnelle, l’interaction entre 2 personnes peut être symbolisée par « 1+1= 3 », c’est-à-dire « moi », « l’autre » et, enfin, « nous ».

Construire cette « orientation mutuelle» requiert d’interroger le sens de nos actions et la vision que nous voulons donner à notre entreprise. Le reste est affaire de méthode et de pédagogie…

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